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Édito de janvier

Je viens de retrouver ce texte, vieux de treize ans déjà et, comme je ne me souviens pas de l’avoir publié, j’ai pensé qu’en ce début d’année, il pouvait tout à fait servir d’édito. Le voici donc.

Écrire

Je me réveille, le dernier rêve de la nuit encore en tête, avec une seule pensée : l’écrire. Je retrouve les gestes de chaque matin et je me dis une fois de plus : n’y a-t-il pas dans cette succession de rites minuscules une pépite à polir, une pierre précieuse à extraire de sa gangue ? Tout en buvant mon thé, j’ouvre le journal à la recherche d’un écho, d’une nouvelle, d’un fait divers qui accrocherait l’imagination et déclencherait le mécanisme mystérieux de l’inspiration. Je reprends la lecture entamée, roman ou nouvelle, et je me surprends à guetter, au-delà de l’intrigue, la phrase qui fera tilt et me servirait d’accroche, d’exergue, de point de départ. On me rend visite et chacun de surveiller ses propos, en me disant : « Tu ne vas pas mettre ça dans une de tes nouvelles, au moins ? » Qui sait ?

Je m’assieds à mon bureau, ouvre mon courrier électronique et consulte celui de mes lecteurs avec l’espoir d’y trouver un nouveau message. Critique, encouragement, louange. Cela importe assez peu. L’important est d’être lu et de faire réagir.

Il fait si noir dans la nuit du créateur.

Ce métier est sans repos. Sa matière, c’est la vie.

Écrire.

Oui, je veux écrire. Dire le réel et l’irréel, le rêve et la raison, l’amour et la folie, la joie et la peine. La vie et la mort. Écrire jusqu’au bout du jour, écrire jusqu’au bout de mes jours.

Laisser mes doigts courir sur le clavier, trouver les mots, les assembler, phrases, paragraphes, chapitres, les effacer, les corriger. Couper. Copier. Coller.

Lire, relire. Chercher le rythme. Le ton, la voix.  Ôter, remettre. Rajouter. Supprimer.

Lire, relire. Corriger, vérifier, soupeser.

Lire, relire, m’émouvoir. Garder. Rejeter.

Tester.

Reprendre.

Paginer.

Qu’il est long le chemin d’une idée, d’un projet, aux quelques pages finales, au texte archivé, au copyright enregistré !

Une succession de signaux électroniques file sur des serveurs toujours en éveil.

Quelque part dans le monde, une personne, dix, vingt, cent, plus, peut-être, les jours de chance, jettent sur leur clavier un mot, un nom, un titre, une phrase.

Sur un écran apparaît un texte que l’on zappe, le plus souvent.

Mais, de temps à autre, ses premières lignes retiennent l’attention et incitent à la découverte.

Alors, parfois, a lieu le miracle et l’on voit renaître dans un cœur, dans une âme, l’émotion qui avait donné vie au texte lu.

©Pierre-Alain GASSE, 11 janvier 2007.

Adieu 2017 ! Bienvenue 2018 !

Le temps des bilans est venu.

Littérairement parlant, l’année qui s’achève aura été pour votre serviteur une année de transition et de changements.

Une année de parution aussi, néanmoins.

Transition entre deux écritures : celle du tome 2 de L’Indonésienne, intitulé La Prisonnière de Rikers Island, qui cherchera éditeur en 2018 et celle, en cours, d’un road novel, qui devrait porter le titre de Voyage en Nostalgie, avec le sous-titre suivant : Le Vieux qui ne voulait pas oublier.

Changement, car j’ai récupéré les droits de L’Indonésienne, en raison d’une modification des statuts de la maison d’édition et de la révision à la baisse des contrats qui l’accompagnait.

Parution tout de même, d’un petit ouvrage édité par l’Association culturelle Un Livre pour Pordic, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale. Il s’agit de Mon dernier été ou La Courte guerre du soldat Louis Duchesne, un récit qui retrace la vie tronquée de ce soldat du rang d’un département qui s’appelait encore « Les Côtes-du-Nord ».

Au total, c’est donc une année en demi-teinte.

Puisse 2018 qui s’avance en confirmer les promesses !

Bonne année de lectures à toutes et tous.