samedi 26 septembre 2020

L'Amour au temps du coronavirus - Selma et Milos ( chap. IX et X)

IX - Selma / Milos

Ils ne sont pas beaucoup sortis durant ces trois jours. Juste le temps nécessaire pour aller s’alimenter au bar-restaurant du camping.

Ah, si, ils ont quand même fait le tour du lac à pied une fois et une sortie en pédalo une autre fois.

C’est samedi soir. Le week-end en amoureux s’achève. Demain, il faut rentrer.

Allongés sur le lit, ils fantasment leur retour à la maison ; Selma est inquiète :

— Ça va être ma fête. Je vais prendre cher, c’est sûr. Privée de téléphone et de sorties pendant plusieurs semaines, au minimum.

— Si tu veux, je viens avec toi et j’annonce à tes parents ce soir même que je veux t’épouser.

— Pour ça, il faudrait que tu te convertisses à l’Islam, Milos et encore ! Le fils d’un ancien « tigre  d’Arkan »(1), rends-toi compte !

— D’abord, j’ai rien à voir avec le passé de mon père et dans six mois, tu seras majeure, ils ne pourront plus rien empêcher !

— C’est mon oncle et mon frère que je crains, plus que ma mère et mon père. Mon oncle Mohamed, il a viré intégriste, plus ou moins. Je ne sais pas trop qui il fréquente… Mais, là j’ai contrevenu à je ne sais combien de sourates du Coran : enfreindre l’autorité familiale, pratiquer le sexe hors mariage, coucher avec un roumi, que sais-je encore… Il va être furieux contre moi, c’est sûr.

— Moi, je crois qu’il faut que l’on montre notre détermination, que l’on ne nous fera pas changer d’avis et que l’on s’aime vraiment.

— Oui, tu as sans doute raison, mais j’ai peur Milos, j’ai peur…

— Écoute, voilà ce que je te propose : ce soir, on prévient nos familles de là où on est et on leur dit qu’on rentre demain. On saura au moins si la police nous cherche ou pas.

— Et demain, tu m’accompagnes ?

— Oui, je t’ai dit.

— Bon, d’accord.

— Qui téléphone le premier ? Toi, Selma ?

— Euh, oui.

— Tu vas appeler qui ? Ta mère, ton père, ton frère ?

— Ma mère…

Elle prend son téléphone et s’éloigne vers le salon du mobile home.

(1) Milice serbe durant la guerre du Kosovo.

X – Selma et Milos / Amina, Ibrahim, Ali, Mohamed, Mariam

Un peu contre toute attente, les parents de Milos ont décidé d’accompagner leur fils et sa fiancée chez les parents de celle-ci. Ils ne sont pas opposés à ce mariage. Ils connaissent Selma de vue. C’est une fille sérieuse à leurs yeux. Et ce qu’ils veulent avant tout, c’est le bonheur de leur fils. Qu’importe si elle n’est pas chrétienne.

C’est donc tous les quatre qu’ils se présentent au premier étage de l’immeuble, devant la porte de l’appartement des parents de Selma.

Un coup de sonnette, puis deux. Selma n’a pas osé entrer avec sa clé. La porte s’ouvre. C’est sa mère, qui éclate aussitôt :

— Ah, te voilà enfin, dévergondée. Tu as mis la honte à toute la famille ! Tiens !

Une gifle monumentale vient de frapper Selma, qui n’a pas eu le temps d’esquiver ni de se protéger. Elle est là, interdite, sur le seuil, quand des bras masculins la tirent à l’intérieur et l’emmènent vers une pièce du fond de l’appartement. C’est son oncle Mohamed, en djellaba, chèche sur la tête, qui éructe des malédictions en arabe.

— Ma petite, tu vas connaître le châtiment des femmes impures prescrit par le Prophète, l’enfermement. Plus celui que les Français ont réservé aux leurs, il n’y a pas si longtemps.

Milos et ses parents sont poussés dehors par Ali et son père. La porte claque, On entend une clé tourner deux fois dans la serrure.

Dans la chambre, Selma est assise de force sur une chaise. Elle se débat, on lui attache les bras et les jambes à la chaise avec deux ceintures. Elle crie : « au secours ! » Alors, on la bâillonne avec du ruban adhésif renforcé gris.

Puis, sa tante Mariam empoigne une grande paire de ciseaux et, sans ménagement, coupe au plus court, mèche par mèche, les cheveux longs de Selma, qui roule des yeux effarés. Elle s’évanouit quelques instants. C’est le ronronnement d’un instrument électrique qu’elle entend à présent. Une sensation d’acier froid sur son crâne.

On est en train de la tondre !

Ceci s’est passé en France, ce mois d’août 2020. Il n’était pas possible de le taire.

©Pierre-Alain GASSE, septembre 2020.

vendredi 4 septembre 2020

L'Amour au temps du coronavirus - Selma et Milos (Prologue, chap. I et II)

Fresque murale en cours d'achèvement sur Venice Beach (Californie) © Mario Tama, avril 2020, DR.

Drame en dix tableaux

Prologue

Besançon, France, août 2020.

La cité est calme encore, mais les guetteurs sont déjà en place. Ces deux ados, là, casquette à l’envers et masque sous le nez, qui font du skate dans les allées entre les blocs en sont. Ces deux plus grands qui fument, protection sous le menton, sur les marches du bloc d’en face aussi. Et pas mal d’autres que vous ne repérez pas, que vous ne voyez pas, mais qui vous suivent à la trace, dès que vous pénétrez sur leur territoire. Les plus jeunes ont huit, dix ans, les plus âgés treize, quatorze. Après, les meilleurs deviendront dealers à leur tour. Ils se font leur argent de poche comme ça et c’est bien plus que leurs parents ne pourraient leur donner. La plupart des familles sont au courant, et toutes redoutent que leurs garçons ne soient recrutés, car à la moindre désobéissance au chef, les représailles sont lourdes.

Dans une heure, le deal va commencer; un ballet de voitures, qui ne coupent même pas leur moteur pour la plupart. Un type masqué sort d’un immeuble, jette un regard alentour avant de s’approcher de la vitre baissée. Tu passes commande, il t’annonce le prix et rentre à nouveau dans l’immeuble. Le temps d’aller chercher la came dans sa cachette ou chez une des nourrices et il revient vers toi. Il est ganté. Une poignée de main rapide et la voiture s’éloigne. Un ou des billets roulés contre un papier blanc plié, un cacheton ou une gélule. La marchandise a changé de main en quelques secondes et le néophyte n’en a rien vu.

I – Selma/Ali

Il y a deux ans de cela, Selma et ses frères, ses parents ont émigré de Kula, un petit village d’une centaine d’habitants, rattaché à la ville de Zenica, au centre de la Bosnie-Herzégovine pour venir à Besançon. Ce n’était pas une destination au hasard. Depuis la guerre du Kosovo, ils ont de la famille ici. Et ils savent que la ville abrite une forte communauté des Balkans.

C’est ainsi qu’ils ont emménagé dans un immeuble qui regroupe des émigrés d’origines diverses, serbe, croate, bosniaque, kosovare, albanaise, non sans rivalités, altercations et règlements de comptes périodiques. Dans l’exil, ce qui les unit semble plus fort que ce qui les divise, mais les limites sont très fragiles.

À l’étage au-dessus d’eux habite une famille chrétienne orthodoxe d’origine serbe. Le père est mécanicien chez Swatch. Ils ont trois enfants : un fils aîné et deux fillettes et fréquentaient la paroisse Saint-Basile dans le quartier Saint-Claude, avant le confinement.

Chez elle, ils sont cinq aussi. Son frère Ali, de vingt-deux ans, elle, qui en a dix-sept et un petit dernier de huit ans.

Sa famille à elle fréquentait la mosquée Souna, rue de Vesoul. Tout près du gymnase Saint-Claude. Mais elle est fermée pour l’instant.

Pour elle, ce n’est pas la joie. Elle a dix-sept et déjà on parle de la marier. Sa mère cherche un bon musulman dans leurs relations, quelqu’un qui ne deale pas et ne se drogue pas. Le métier importe moins. Heureusement, ça ne court pas trop les rues par ici.

Mais elle est inquiète. Au lycée en première, elle connaît des filles qu’on a mariées contre leur gré et qu’elle n’a plus revues ensuite. Adieu les études! Finis les rêves de métier valorisant. Leur horizon : maternités à répétition, la soumission au mari et des tas d’interdits : ne pas fumer, ne pas boire, ne pas danser, ni écouter de la musique à la mode ou s’habiller sexy pour sortir. Peut-être même porter le voile, alors que chez elle, depuis son arrivée en France, elle ne le porte pas ! Bon, c’est vrai que maintenant avec la Covid et le masque, ça change un peu la donne !

Chaque jour ou presque depuis quelque temps, Selma s’arrange pour remonter à l’appartement vers 19 heures. Elle espère chaque fois croiser l’inconnu du dessus, mais son grand frère a vite éventé son manège. Ce soir, il l’a retenue par le bras sur le palier, avant qu’elle ne rentre à la maison :

— Tu fais quoi avec ce mécréant, p’tite sœur ?
— Mais rien du tout, t’occupe, est.ce que je te demande, moi, ce que tu glandes avec tes potes, dans les caves de l’immeuble ou en bas de la cage d’escalier ?
— Tu ne me parles pas comme ça, d’accord ? Ce serait risqué pour toi qu’on sache que tu fais la tepu avec un roumi. Parfois, il se passe des trucs dans les caves, comme tu dis.
— D’abord, je fais la tepu avec personne et toi, tu prétends me protéger, tu surveilles mes tenues, mes copines, mes sorties et tu veux me livrer à tes potes ? C’est dégueulasse ! Tu me lâches ou je m’arrache d’ici !
Joignant le geste à la parole, Selma se débat pour se libérer de l’emprise d’Ali et y parvient.
— Maman a raison. Il est grand temps de te trouver un mari pour t’apprendre la vraie vie.
— Bouffon, va !

L’ouverture de la porte par leur mère, attirée par les éclats de voix, met fin à la prise de bec, alors qu’Ali s’apprêtait à lever la main sur sa sœur.
— Qu’est-ce que vous faites à crier sur le palier ? Allez, rentrez. Après, on sera en retard pour la prière de Maghrib.

Chez Selma, on ne discute pas les ordres de sa mère. Même son père file doux.

II – Selma/Marie

Au lycée Claude-Nicolas Ledoux, en troisième, il y a deux ans, Selma a fait la connaissance de Marie, une fille de commerçant de son quartier qui est devenue sa meilleure amie. Marie est roumi, mais Selma s’en fout. Elles ne parlent jamais de religion.

Ce dont elles parlent le plus, c’est des garçons, bien sûr. De plus en plus, depuis qu’elles sont au lycée. La plupart des filles ont déjà un petit copain. Elles, pas encore.

Marie a un frère qui est dans un autre établissement ; l’année où il devait rentrer en seconde, il n’y avait plus de place ici, il a été affecté à Louis Pergaud. C’est comme ça que Selma a vu son voisin ailleurs que dans l’escalier. Lui et le frère de Marie étaient venus attendre des filles de son lycée à la sortie des cours. Tout de suite, elle est tombée sous le charme de ce grand brun baraqué, mais ce jour-là, il ne l’a absolument pas calculée. Lui et son copain n’avaient d’yeux que pour une bombe blonde, qui faisait tourner toutes les têtes du lycée et dont la réputation flambait sur les réseaux sociaux.

Selma aurait voulu la faire rentrer six pieds sous terre, cette bâtarde !

Par le frère de Marie, elle a pu savoir comment s’appelait son copain : Milos.

Alors, lorsque ce soir-là, en rentrant à l’appartement, elle a croisé Milos, elle n’en a pas cru ses yeux.

Elle savait que ce garçon habitait la cité, mais son immeuble, non. Leurs horaires ne coïncidaient pas, sans doute. Et vu de près, il était encore mieux.

Marie le lui a bien dit.

— S’il te plaît, fonce, parce que celui-là, il ne va pas rester longtemps sur le marché. D’ailleurs, si tu n’en veux pas, moi j’y vais !
— T’as pas intérêt !
— OK, d’accord. Je te le laisse.

Marie est du genre qui plaît beaucoup, aux garçons comme aux filles : longue silhouette, courbes voluptueuses, yeux bleus et chevelure blonde bouclée.
Selma serait presque son opposé : plus petite, plus mince, yeux noirs et cheveux assortis qui lui atteignent le bas du dos lorsqu’ils sont dénoués. Elle est très fière de ses cheveux et refuse de les couper.

Quand Selma a appris à Marie que ce garçon habitait son propre immeuble, un étage au-dessus, celle-ci s’est écriée :

— Alors ça, ma vieille, si c’est pas un signe… !

Normalement, ils n’ont pas trop d’occasions de se rencontrer. Mais ils peuvent se croiser dans l’escalier de l’immeuble, le soir.

En effet, c’est Milos, en fils serviable, qui descend les poubelles quand il va prendre son service. Il est vigile de nuit pour une société de gardiennage (le nom est écrit dans le dos de son blouson) et travaille en binôme avec un maître-chien.
Avec sa coupe militaire, ses rangers, son pantalon et son blouson de toile noire, il lui faisait un peu peur, vraiment, au début.

Mais elle a vu comment il est avec les petits, super protecteur et gentil et ça l’a rassurée un peu. Et l’idée que ce grand gaillard puisse la protéger à la place de la tutelle tatillonne de son frère lui a bientôt traversé l’esprit.

(à suivre)

©Pierre-Alain GASSE, septembre 1020.

vendredi 8 février 2019

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 29


Il me faut terminer ce périple. Il y a trop longtemps qu'il est commencé !

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Journée éprouvante physiquement : j’ai marché un peu plus que de raison pour mon âge. D’abord à Grasse, puis au cap d’Antibes et enfin sur l’île Sainte-Marguerite, mais quand le vin est tiré… Une bonne nuit devrait me remettre d’aplomb (cf. chap. XXXVI).

vendredi 26 octobre 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 27


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Me voila revenu à Saint-Rémy de Provence, écrasée sous le soleil ; il ne fait bon qu'aux terrasses, sous les platanes (cf. chap. XXXIV)

(à suivre)

vendredi 5 octobre 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 26


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Aujourd'hui, je reste sous la pergola aux prises avec mes souvenirs... Je n'ai plus envie d'aller à Aubenas demain... (cf. chap. XXXIII).

Vous pouvez retrouvez l'ouvrage complet avec les photos et légendes à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/B07H6MS31L
ou la version texte seul ici : https://www.amazon.fr/Vieux-qui-voulait-pas-oublier-ebook/dp/B07BNVS2Z4

samedi 22 septembre 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 25

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C'est un retour en arrière de 46 ans que j'opère aujourd'hui, en retrouvant la vieille ville d'Uzès, ses arcades, ses platanes, ses patios et un nouveau souvenir de Paul, notre fils disparu (cf. chap. XXXII)

Retrouvez le chapitre correspondant à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/B07H6MS31L

mercredi 18 juillet 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 23


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Dernière étape de ma traversée pyrénéenne : une commune au nom catalan mystérieux : Palau del Vidre (le palais du verre) : allez au chapitre XXX et vous connaîtrez le fin mot de l'histoire. C'est la proximité d'Argelès et de Collioure qui m'y a amené. J’y passerai demain.

L'ensemble des étapes est à retrouver sur Amazon

dimanche 8 juillet 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 22


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mardi 26 juin 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 21


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Aujourd'hui, je vais monter au lac des Bouillouses avec Helen, la jeune Australienne que j'ai prise en stop hier, pendant que Mark, son compagnon, fait le tour des restaus de la station pour voir s'il y a de l'embauche. On va prendre le télésiège du Roc de la Calme et continuer par le sentier jusqu'au barrage.

Tous les détails sont ici

(à suivre)

jeudi 14 juin 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 20


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J'ai remis le cap au Sud, jusqu'à la station d'altitude de Font-Romeu, où je vais m'arrêter quarante-huit-heures, faire d'étonnantes rencontres et connaître le danger ! (cf. chap. XXVI à XXIX), Ce cliché a vint-cinq ans, mais c'était à Pâques, les sommets étaient encore bien enneigés.

Tous les détails sont ici

(à suivre)

mardi 12 juin 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 19


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Quatrième étape de ma traversée des Pyrénées. Plus longue que les précédentes. Me voilà à Axat, au bord de l'Aude, dans le département du même nom, après plus de 200 km de route. C'est un centre de pratique des sports d'eau vive : kayak, rafting... Très peu pour moi ! :-))

(à suivre)

Tous les détails à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/295380594X

jeudi 7 juin 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 18


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lundi 4 juin 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 17


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Troisième arrêt : me voici en Haute-Garonne, au bord de la rivière du même nom, à Saint-Béat, village célèbre pour ses carrières de marbre blanc (cf. chap. XXIV).

Retrouvez tout l'itinéraire et ses péripéties dans cet ouvrage :

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(à suivre)

lundi 28 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 16


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Seconde étape de ma traversée pyrénéenne : Izeste, au bord du Gave d'Ossau, que voici, depuis le camping (cf. chap. XXIII).

Pour le détail de cette étape, voir sur Amazon, rubrique livres, "Le Vieux qui ne voulait pas oublier".

samedi 26 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 15


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À partir de ce matin, j'entreprends une traversée des Pyrénées d'Ouest en Est en six étapes ; ma première, c'est Saint-Palais (Donapaleu en basque) dans les Pyrénées-Atlantiques. Je n'ai pas retrouvé la photo de Jeanne et moi prise en 1990 par un jacquet devant la stèle dite de Gibraltar, érigée à la sortie de la ville, mais il me reste celle-ci, quand même (cf. chap. XXI) !

Début de ce chapitre :

"Ce matin, je me suis réveillé sous un ciel immaculé. La journée va être belle et chaude. La mer est calme, le drapeau vert pend avec indolence le long de son mât : je vais en profiter pour aller faire trempette avant midi. Je ne nage plus vers le large comme avant et surtout pas par ici ; juste de petits allers-retours parallèles à la plage. Je connais le danger des « baïnes » de la Côte d’Argent ! Je n’ai jamais été aussi intrépide que Jeanne, qui m’a donné plusieurs fois des frayeurs en s’éloignant à la limite du raisonnable. Elle avait bien changé depuis ses premières brasses hésitantes dans les eaux de l’anse de Bréhec ! Un vrai poisson.

C’est maintenant une traversée des Pyrénées d’ouest en est qui m’attend, en six étapes : Saint-Palais, Izeste, Saint-Béat, Axat, Font-Romeu, Palau del Vidre ! Que des villages quasi inconnus, mis à part Font-Romeu. Ce n’est pas tout à fait la ligne droite, mais la majeure partie se situe quand même dans les contreforts pyrénéens ; mon moteur ne devrait pas trop souffrir.

Jeanne et moi avons découvert les Pyrénées un peu plus tard que le Massif central, lorsque la progression de l’autoroute A10 vers le sud eut rapproché la Bretagne de la chaîne de presque deux heures de trajet. Et la région nous a plu, à tel point que nous y sommes revenus à de multiples reprises, en hiver comme en été, même si personnellement j’ai une nette préférence pour ce dernier : je suis frileux et mon équilibre sur des skis est (était, à présent je ne m’y risque plus) très incertain. Que voulez-vous, dans ma jeunesse, je n’ai eu connaissance que des patins à roulettes et j’étais loin d’être bon ; les autres sports de glisse sont apparus trop tard pour moi.

Saint-Palais, pour nous, est lié à des vacances d’été en 1990 et à des turbulences politiques...

Pour la suite, voyez à cette adresse

(à suivre)

mercredi 23 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 14


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Aujourd'hui, je vais revoir la mer, qui commençait à me manquer sérieusement, moi qui suis habitué à la contempler chaque jour depuis mes fenêtres de Saint-Laurent, et je respire ! La côte rocheuse avant Urrugne (cf. chap. XX), me rappelle un peu ma Bretagne.

Aujourd'hui, je vais revoir la mer, qui commençait à me manquer sérieusement, moi qui suis habitué à la contempler chaque jour depuis mes fenêtres de Saint-Laurent, et je respire ! La côte rocheuse avant Urrugne (cf. chap. XX), me rappelle un peu ma Bretagne. (à suivre)

Pour lire ce chapitre, rendez-vous à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/B07BNVS2Z4

mardi 22 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 13


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Ce lundi, je vous emmène dans un petit village du Tarn où, en 1961, Jeanne et moi, avions voulu acheter une maison en ruines à restaurer. Ce projet utopique n'a pas eu de suite, (cf. chap. XIX), mais j'ai retrouvé avec un petit pincement au cœur cette maison de Puycelsi, désormais toute pimpante ! ©Aude, 2015.

Les détails sont à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/295380594X

(à suivre)

mercredi 16 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 12


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Ce dimanche 11 août 1996, j'ai voulu revoir Domme, sa bastide et sa grotte avant de poursuivre jusqu'à Saint-Antonin-Noble-Val. On descend à la grotte depuis le côté du bâtiment que vous voyez, en plein milieu de la place Ce n'est pas banal, avouez ! Le plus souvent, les entrées des cavités souterraines se trouvent en pleine nature.

Pour les détails, voyez ici, chapitre XVIII.

(à suivre)

dimanche 13 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 11


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Je ne sais trop pourquoi j'ai choisi cette vieille photo pour illustrer ma dixième étape ; il y a plus beau à Sarlat-la-Canéda. Un petit coup de blues, sans doute ; cette lanterne des morts m'a ramené au souvenir de Jeanne, voilà tout.

Pour les détails, voyez ici, chapitre XVII. (à suivre)

jeudi 10 mai 2018

Le Vieux qui ne voulait pas oublier - Voyage en Nostalgie - Étape 10


Hier soir, en bordure de mon campement, j'ai assisté à un joli spectacle : une famille de lapins de garenne, en plein repas ! Hélas, j'ai bougé et ils n'ont pas tardé à détaler pour rejoindre leur rabouillère !

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Pour les détails, voyez "Le Vieux qui ne voulait pas oublier", chapitre XVI.

(à suivre)

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