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mardi 21 avril 2015

Quelques mots sur "L'Indonésienne"


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L'Indonésienne, roman court ou novella, est une tentative de traitement romanesque d'un phénomène social, connu en France de la seule communauté des expatriés dans le sud-est asiatique : la condition enviée, mais néanmoins misérable, des employées de maison à Singapour.

De la nouvelle, dont elle n'est que la version longue, la « novella » tire son nombre de personnages réduit : ici, la protagoniste et sa famille proche, fille et parents, ses employeurs et leur chauffeur, l'étranger rencontré en fin de roman.

Au roman, elle emprunte la précision des descriptions.

A la nouvelle encore, l'unité de temps, limitée ici à une année de la vie de la protagoniste, mais au roman la multiplicité des lieux de l'action, avec en l'occurrence, une structure circulaire : départ d'Indonésie, séjour à Singapour, retour au pays natal.

Le personnage n'est pas exemplaire. Il n'est qu'un avatar des multiples cas de figure que l'on peut rencontrer parmi ces expatriées volontaires.

Son niveau d'éducation est meilleur que celui de beaucoup d'entre elles. Elle est plus âgée aussi. Divorcée, alors que la plupart n'ont pas encore bâti leur vie sentimentale. Avec une adolescente à charge. Ses préoccupations sont légèrement différentes de celles de ses consœurs. Alors que la plupart n'ambitionnent que de pouvoir faire vivre leur famille, restée au pays, elle, rêve d'une réalisation toute personnelle.

Ceci pour dire que L'Indonésienne n'est pas un reportage ethnographique, mais un vrai roman, avec une intrigue, des rebondissements, un climax et un dénouement.

©Pierre-Alain GASSE, avril 2015.

vendredi 3 avril 2015

Interview à l'auteur de L'Indonésienne


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Q. : Pierre-Alain GASSE, on vous connaît mieux à Pordic et Saint-Brieuc sous votre véritable identité , Bernard VAULÉON, comme professeur et co-auteur d'ouvrages d'histoire locale, mais vous êtes aussi un nouvelliste depuis de longues années et vous publiez ces jours-ci, aux Éditions de la Rémanence, votre premier roman. Vous pouvez nous en parler un peu ?

R. : Volontiers. Je m'étais essayé au roman, au début de ma carrière, d'abord dans les années 80, puis à la fin des années 90, mais sans doute étaient-ils mauvais, toujours est-il qu'aucun éditeur ne m'avait donné sa confiance et j'avais abandonné cette forme au profit de la nouvelle. Il y a cinq ans, une de mes filles a accepté un poste à Singapour et à l'occasion d'un premier séjour là-bas, j'ai découvert la condition et les problèmes des « maids » asiatiques, ces employées de maison étrangères qui travaillent pour les riches locaux et les nombreux expatriés. J'ai d'abord songé à une nouvelle et puis, de chapitre en chapitre, j'en suis arrivé à un roman court, après une gestation qui a duré trois ans. Et Mathilde Palfroy, fondatrice des Éditions de la Rémanence, a tout de suite adhéré à ce projet, qui voit aujourd'hui sa concrétisation.

Q. : Sans dévoiler l'intrigue, que pouvez-vous nous dire de L'Indonésienne ?

R. : Eh bien, Ratih, l'héroïne, une jeune indonésienne divorcée avec une ado à charge, gagne péniblement sa vie dans un « food court » (espace de restauration rapide) de Bandung Pinang, sur l'île de Bintan. Passionnée de cuisine, son rêve, c'est d'avoir un jour un petit restaurant bien à elle. Alors, elle s'engage comme « maid » (employée de maison) chez une famille chinoise de Singapour, pour quelques années, pense-t-elle, le temps de réunir les économies nécessaires. Ses riches patrons sont très exigeants, son travail exténuant, sa vie privée et familiale inexistante. Cependant, elle fait face à toutes ces difficultés, jusqu'à ce qu'un grain de sable vienne changer la donne… Voilà le point de départ.

Q. : Vous vous situez donc dans la lignée du roman social ?

R. : C'est vrai, la dénonciation de l'injustice m'a toujours importé, mais dans le cas présent, c'est à la fois un témoignage, inspiré d'une réalité, et une fiction sentimentale. J'ai d'ailleurs modifié la fin, à la demande de mon éditrice, qui souhaitait présenter une vision des choses d'où l'espoir ne serait pas absent.

Q. : Après cette publication, allez-vous persévérer dans la voie du roman ou revenir à la nouvelle ?

R. : Cela dépendra en partie de l'accueil du public. La nouvelle est mon fonds de commerce. Certes, j'aimerais beaucoup réussir à écrire un roman de trois cents pages, mais cela impose de forcer mon naturel qui me pousse toujours à la concision. Cependant, je remarque que, depuis quelques années, j'ai écrit un certain nombre de nouvelles longues, entre cinquante et cent pages. Alors, pourquoi pas ? Ceci dit, pour l'auteur comme pour son entourage, l'écriture d'un roman est beaucoup plus contraignante. C'est aussi un critère à prendre en compte. Franchement, à ce jour, je ne sais pas, car pour l'instant, je n'ai pas de sujet.

Q. : Pierre-Alain GASSE, merci.

R. : Merci à vous.

©Pierre-Alain GASSE, avril 2015.

jeudi 19 mars 2015

Rencontre avec l'auteur de l'Indonésienne


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